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  • aurelielucas26

Chateaubriand vs. Bourilhon

Peut-être avez-vous déjà entendu parler du célèbre François René de Chateaubriand ?





Cet aristocrate, issu de la noblesse bretonne, est un écrivain, mémorialiste et homme politique français, ayant une préférence pour la mouvance royaliste. Il est considéré comme l’un des précurseurs du romantisme français. Son autobiographie, intitulée « Mémoires d’Outre-tombe », est aujourd’hui estimée comme l’une des œuvres les plus importantes de la littérature française. En 1791, il visita Saint-Pierre-et-Miquelon lors de son passage en Amérique du Nord, désireux de s’écarter de la France pendant la Révolution Française. Malheureusement, il ne retint de son séjour à Miquelon qu’un vague souvenir de maisons aux couleurs fades et de « pauvres gens condamnés à vivre sur ce coin de terre infortuné ». Il faut dire que Chateaubriand venait d’un milieu très aisé. Il n’est pas surprenant qu’il n’ait pas été attiré par les maisons des pêcheurs et encore moins par leur style de vie.


Jean-Philippe Bourilhon, commandant des îles entre 1816 et 1818, nous laissera un témoignage bien plus joyeux sur la qualité de vie de nos ancêtres : « Ces habitants étaient parvenus par leur industrie à armer en 1791 environ 20 chaloupes pontées et 30 non pontées. Ces armements leur donnaient un profit de 12.000 à 15.000 quintaux de morue sèche et environ 80 barriques d’huile. Ils ne se servaient presque pas de warys et ne prenaient parmi eux presque pas de marins métropolitains. On peut dire à leur avantage que les habitants de Miquelon n’ont jamais été à la charge du magasin du roi pour leur subsistance pendant l’hiver ». (En passant par la dune, de Rodrigue Girardin, p.77)


Bourilhon a ainsi souligné la détermination, l’autonomie et le dur labeur des Miquelonnais, des valeurs qui se transmettent encore aujourd’hui à travers les générations.

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